Par Vince | Chine | 25 août 2006 | Commentaires 2

Tibet - Lac Namtso

De bon matin nous voilà repartis pour une journée dans le 4×4 en direction du lac Namtso. Serrés dans le 4×4 (enfin surtout pour les 4 sur la banquette arrière) nous quittons Shigatsé. Au bout de 2h de route, nous laissons le goudron pour un chemin pierreux. Au passage, on remarque que les maisons sont équipées de bouilloires solaires. Des gamins en haillons se plantent à côté de la voiture, intrigés pas nos iPod ! Le guide nous ramène d’un bouiboui du pain blanc pas cuit. Consistant pour un petit-déjeuner avant de se faire remuer l’estomac dans la voiture.

Nous attaquons donc le chemin, en fonçant droit dans la montagne. On quitte enfin la vallée. Sur les côtés, on voit des trous dans l’herbe. Puis plein de hamsters, modèles réduits de nos marmottes. Un peu plus loin, on voit un renard. Pendant une pause, on s’approche d’un troupeau de yaks. On sent qu’on attaque la haute montagne. Le chemin est désert, pas un arbre à l’horizon et chaque petite montée à pied nous épuise. On a dépassé les 4000m.

En avançant, les paysages se font de plus en plus beaux, tout comme la météo. On arrive dans un endroit magnifique, on fait arrêter le chauffeur. Le cadre est incroyable : vallée verdoyante, torrents, yaks et au fond un pic qui dépasse les 7000m ! On reste sans voix devant le spectacle. On s’arrête 30 min pour profiter de ce moment, notre plus beau paysage depuis notre arrivée au Tibet. Pour courroner le tout, un berger et une femme nous rejoignent. Une photo souvenir et on repart.

Au bout de 7h de chemins, nous rejoignons le goudron, complètement défoncé. Au passage, on s’arrête devant les sources d’eau chaude qui alimentent Lhassa. Les paysages sont toujours à couper le souffle. Au pied de la route qui mène au lac Namtso, le chauffeur nous annonce qu’il y a un barrage et qu’il faut que chacun s’aquitte de 80Y pour passer ! Il monte un plan pour nous faire payer le moins possible : Jérôme est caché dans le coffre sous une pile de manteaux, Audrey se fait passer pour une guide parlant le chinois. Après un moment de stress, dévisagés par les militaires pas commodes, ça passe ! On ne paye que 3 entrées au lieu de 5. Merci chauffeur ! La route monte brusquement pour arriver au point culminant de notre périple : un col à 5190m. La vue est splendide, on voit le lac Namtso au loin.La descente vers le lac nous laisse découvrir des paysages magnifiques. Pour l’histoire, Namtso fait 30km sur 70km, et est un des lus haut lac du monde. Rien que ça. On découvre qu’il est entouré de toutes parts par des montagnes enneigées, dont beaucoup dépassent les 6000m. Arrivé au camp sur une presque île du lac, nous prenons une yourte pour 5. Un peu étroit mais coquet. Le camp est presque désert, le temp magnifique, on fait un tour à la plage pour se reposer. Pas de baignade possible, l’eau est glacée.

Une colline surplombe la presque-île où nous nous trouvons. On abandonne Audrey et on commence l’escalade pour avoir un point de vue sur le lac pour le coucher du soleil. La montée est éprouvante, mais on y arrive. Pour la deuxième fois, le panorama est à couper le souffle. Ca se passe de commentaires, regardez les photos !

Le soir, on mange dans la tente “restaurant” d’à côté avec la frontale : le groupe électrogène a des dératés et l’électricité ne fonctionne que de 21h à 23h. Puis on se pose sur la plage pour voir la plus belle nuit étoilée qu’on ait jamais vue ! Pas un nuage, pas de lune, on profite de ce moment. Au retour vers la tente, on se fait peur avec des chiens sauvages pas commodes qui rodent autour de nous. Ils passeront la nuit à hurler tout autour de notre yourte. La nuit a donc été agitée, entre les chiens, l’orage et les 8°C qu’on a mesuré au réveil ! Au réveil, le camps a l’air délabré et s’est transformé en champ de boue. On avait décidé de passer la matinée à marcher, on ne se dégonfle pas et on entame le tour de la presque-île qui est un chemin de pélerinage parsemé de grottes transformées en autant de lieux sacrés.il ets l’heure de retourner vers Lhassa. La route est longue, il y a des écoulements de boue sur la route à cause de l’orage de la nuit. On rentre fatigués mais contents de notre périple à la même auberge, le SnowLand. Le soir, on le passe à chercher en vain un endroit valable pour écouter de la vraie musique. On va de “night club” en “night club” mais c’est toujours la même histoire : un spectacle à la Patrick Sébastien dans ses plus mauvais jours ; les crooners chinois défilent, accompagnés de danseurs qui ne demandent qu’à quitter la scène ; et clou du spectacle, ils ne servent que des bières. Ce soi restera quand même notre cuite la plus haute du monde. Dans la série des records à la con…

Le lendemain on repart vers Pékin, pas vraiment préparés au changement brutal qu’on va vivre. Fini le ciel bleu, l’air pur, les montagnes et les lac. Bonjour la pollution et les 18 millions de chinois ! Au final, on mettra 10h pour revenir à Pékin, en ayant une petite pensée pour Audrey et Pierre qui eux sont rentrés en train. Et en vrac :
- merci à Audrey pour ses talents de traductrices sans qui ce voyage n’aurait pas été le même
- merci au chauffeur qui nous a supporté pendant 4 jours
- merci au LandCruiser qui a eu la bonne idée de ne pas tomber en panne malgré son age
- merci aux tibétains pour leur chaleur et leur bonne humeur
- pas merci aux yaks pour leur beurre qui s’est avéré être la pire expérience culinaire de notre voyage
- pas merci aux chiens souvages qui nous ont bien fait flipper
- et même pas le mal d’altitude !

2 commentaires
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  1. Bon ba je constate que le stache de Gate c pas ça … Et Vince c pas très yoli …

    Superbes photos … On attends la suite

    Plip

    PS: Vince c toujours trop long !!!

  2. c’est encore moi! textes et photos sont superbes! cela fait rêver! je ne peux m’empêcher une précision technique concernant le carrosse dans lequel vous vous êtes taper le c….! sur ces pistes extraordinaires que j’aimerai tant chatouiller!! Il s’agit d’un toyota HJ 61 et c’est le modèle ancien du HDJ 80 que tu connais cher vincent rebaptisé yéti précédemment! A plus et bon retour!

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