Par Vince |
Bélize |
27 novembre 2007 |
0
Après la jungle, destination la mer des Caraïbes ! A Belize City, on prend un water taxi et une heure plus tard nous accostons sur Caye Caulker, notre petit coin de paradis pour les 5 jours qui vont suivre : une île de 2 km sur 500m, où les voitures sont bannies (les habitants roulent en voiturette de golf) et où les gens marchent pieds nus dans les rues de sable. “Go Slow”, c’est écrit sur les panneaux, et ça tombe bien, on ne compte pas trop accélérer ! On s’installe dans la cabane que j’avais réservée sur Internet et on n’est pas déçus : située en bord de plage, sur pilotis, un hamac sur la petite terrasse, et vue sur un ponton, des cocotiers, et la barrière de corail à l’horizon. Et ouéééé, la classe !
Malheureusement, il pleut comme vache qui pisse les deux premiers jours et on en profite pour se reposer et se ballader entre deux averses. Les rues sont inondées par endroit, mais ça reste cooooooool. Personne n’est stressé ici, et la pluie ne semble pas inquiéter. En plus les restaurants servent de la vraie nourriture. Ca fait tout drôle de se retrouver avec un poisson frais grillé dsans l’assiette, et ne parlons pas des langoustes entières au BBQ…
Le troisième jour nous nous réveillons avec un temps magnfique ! On part louer un kayak de mer, masques, palmes et tubas. Au passage j’achète un bas de ligne et un leurre pour essayer de pêcher. On pagaie vers le nord de l’île, dans des eaux turquoises, à l’assaut de la mangrove. Contre toute attente ma ligne fonctionne et un gros “Plouf” m’indique que j’ai (enfin) attrapé quelques chose. Je remonte le fil et là un petit barracuda se trémousse au bout de la ligne ! Pas rassuré (il a des grosses dents), on va vers la rive pour trouver une branche pour l’achever, mais il se décroche au dernier moment… Au revoir le repas… Coup de bol, on croise un bonhomme sur une pirogue en bois qui nous dit qu’il vient de pêcher des “snappers”, un poisson local, et il nous propose de les cuisiner chez lui, dans la maison cachée derrière le palétuvier devant nous. On finit par s’arrêter chez lui pour découvrir qu’il a travaillé 12 ans aux USA, dont quelques années à Washington ! Impossible à imaginer en voyant cet homme en short dans sa cabane en bois sur un bout d’île déserte. Il nous dresse un tableau peu reluisant du Bélize. A l’entendre, il s’attend à ce que le pays soit envahi par le Guatemala très prochainement, tout en dénonçant une situation politique désastreuse. C’est dingue de croiser pour la 3ème fois en une semaine quelqu’un d’extrèmement cultivé, qui se sent impliqué pour son pays, et qui a envie d’améliorer les choses, mais qui vit dans des conditions plus que précaires (faut voir sa cabane) et qui ne peut rien par manque de moyens financiers ou par bridage politique. Drôle de pays.
Le dernier jour, nous partons faire du snorkeling pour terminer les vacances en beauté.