Par Vince |
USA |
22 juin 2007 |
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Au réveil, il est temps de compter les piqûres de moustiques. Une semaine après, j’ai encore les mollets criblés des assauts répétés de ces satanées bestioles. Bref, nous prenons la route vers Terlingua, une ville fantôme, laissée à l’abandon en 1942 pour cause d’épuisement des ressources de la mine de mercure qui la faisait vivre. Sous la lumière du lever du soleil, on sent bien qu’on est au fin fond du Texas. On s’arrête dans un “café” pour recharger les batteries des appareils photo, et là nous sommes accueillis par un redneck la pipe à la bouche à 7h30 du matin ! Floklo mais sympa.
On continue ensuite la route qui longe le Rio Grande, en passant par Lajitas jusqu’à Presidio. On croise en chemin un Roadrunner (Bip-Bip) qui fait la course avec notre voiture sur quelques dizaines de mètres, et vu la vitesse à laquelle ça galope, pas étonnant que le Coyotte n’ait jamais réussi à y mettre la main dessus ! On voit aussi quelques maisons dignes de décors de Westerns.
Finalement, nous nous éloignons de la frontière avec le Mexique pour prendre au Nord la direction des Guadalupe Mountains, un autre National Parc. La route en chemin est surprenante : on prend de l’altitude pour rejoindre les téléscopes du Mc Donald Observatory (rien à voir avec la chaîne du Big Mac pour une fois), et d’un coup on revoit de l’herbe et moins de cactus. Ca fait du bien de changer d’air. On s’arrête pour visiter Fort Davis, un des symbole de la conquête de l’Ouest sur les Appache. C’est pas inutile de comprendre le peu d’histoire qu’il y a dans le coin.
On arrive finalement au parc des Guadalupe Mountains, le point culminant du Texas pour se faire la ballade de la journée : 2h de marche vers une des seule source de la région, un paradis pour les pionners qui ont colonisé la zone il y a seulement 110 ans… Sur le bord du chemin, on est impressionné par le nombre de troncs calcinés par la foudre. On comprendra plus tard pourquoi… Un lézard à la peau aussi dentelé que les napperons de ma grand-mère nous nargue avant d’arriver à la fin de la ballade.
Avant de planter la tente, on repère un endroit intéressant sur la carte : un lac de sel au pied de la montagne que l’on voyait pendant qu’on marchait sur le trail. On y descend en voiture, on fait quelques burns sur la croûte de sel aride et brûlante et on remonte au frais pour planter la tente dans le parc et attaquer le repas et l’apéro.
A croire que les dieux du camping nous ont jeté un mauvais sort : au moment d’aller dormir, des nuages menacents commencent à cracher des éclairs et à vomir des trombes d’eau. Au risque de passer pour un marseillais, avec Brice on n’avait jamais vu tomber autant d’eau en étant sous une tente. Pendant plus d’une heure les éléments se déchaînent : la grêle nous fouette à traver la toile de la tente qui est compactée sur nous sous la force du vent. Sous la tente, 5 cm de flotte coule et forme un cours d’eau. Avec la fatigue, et devant notre résignation à être trempés, on arrive quand même à s’endormir. Le lendemain matin, à 7h (décidément, on est matinaux cette semaine), un grand soleil a déjà séché la tente et le sol. Les autres campeurs nettoient leurs affaires. On a eu du bol, la bonne étanchéité de la tente (merci Tim) nous a relativement épargné. Allez, on reprend la route de bonne humeur et en musique, on est en vacances après tout !