Par Vince |
USA |
9 mars 2008 |
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Las Vegas, la fin du voyage. Au milieu du désert, la ville champignon ressemble à un mirage. Bienvenue à Disneyland, version pour adultes !
On passe la nuit au Mandalay Bay, un des plus beaux hôtels du Strip. Du haut de notre chambre au 32ème étage, on voit le désert à l’horizon. Au rez de chaussée, on n’a malheureusement pas le temps de tester la piscine à vague et sa plage de sable. On préfère se diriger vers le casino en sous-sol pour nous mettre dans l’ambiance. Ça clignote de partout, on entent “bling-bling” dans un coin, des hôtesses qui semblent avoir oublié le bas de leur costume distribuent margaritas et verres d’eau aux joueurs rivés sur leur machine. On se lance ensuite dans la “visite” des hôtels les plus connus : le Paris et sa tour Eiffel, le New York-New York et son grand huit assemblé au milieu des gratte ciel de manhattan, le Venetian et ses canaux, le Bellagio et ses fontaines. On enchaîne les établissements comme si on changeait de manège dans un parc d’attraction. Le niveau de détail est d’ailleurs plus poussé dans certains hôtels qu’à Port Aventura ou Eurodisney. Après quelques verres servi en jouant, il est difficile de s’imaginer qu’on est bel et bien au milieu du désert du Mojave.
Mais ce qui frappe ici, c’est le côté intemporel des lieux : qu’il soit 3h du matin ou midi, la luminosité dans les casinos est identique. Quand on rentre dans la salle de jeu, il faut faire attention de bien se repérer car la sortie n’est jamais indiquée. Les seuls panneaux donnent la direction des restaurants ou des sous-terrain pour accéder aux casinos voisins sans revoir la lumière du jour. Et au final on finit par se laisser prendre au jeu. Le tout est de bien garder en mémoire que tout ici, mais absolument tout, est conçu pour vous faire dépenser votre argent : des machines à sous à 1 cent au restaurant 3 étoiles au Michelin, il est peu probable que vous repartiez avec vos gains à la maison.
Alors que penser de tout ça ? J’ai apprécié pouvoir me promener habillé “cool” sans me faire dévisager par des gorilles à l’entrée des casinos, j’ai bien aimé le côté parc d’attraction des hôtels. Mais j’ai moins adhéré à la distribution sauvage de flyers faisant le pub de prostituées dans le conté voisin. Par endroits le sol est littéralement couvert de paires de seins accompagnés de numéros de téléphone, ou de journaux gratuits qui listent les bordels des alentours. Parce que même si la prostitution est bannie aux USA, 10 contés voisins de Vegas autorisent le marché du sexe. Du coup la filière récupèrent les paumés venus de vider les poches et les c… après avoir gagnés 3 sous aux casinos.
Une fois à l’aéroport, on se croit enfin à l’abri des “bling-bling”. Mais non, pas de répits à Vegas, des machines vous attendent dans la salle d’embarquement. Au final, on sera reparti ni plus riches ni plus pauvres, mais contents d’avoir découvert ce monument de la “culture” américaine.
Le retour à DC marquait aussi la séparation du groupe de touristes que nous formions : Plip et Caro sont repartis sous la neige de Montreal, Isa et moi dans nos cartons en vue du retour en France.