Par Isa |
Guyane Francaise |
23 décembre 2008 |
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Remis de nos émotions après le tir d’Ariane, nous avions prévu un petit week-end rallongé (RTT obliges) de Rando dans la région de Kourou et Sinnamary (Joli petit village après Kourou), avec logement dans un studio d’hôtes.
Dimanche nous sommes partis en direction du sentier de la PriPri de Yiyi (non ce n’est pas une blague). Ce sentier littoral, après Sinnamary, est connu pour l’observation des oiseaux du littoral. Nous en avons profité pour découvrir la faune et la flore des marécages de guyane. Au programme des Urubus (pas du tout marécageux mais des charognards guyanais), des aigrettes, des jacanas ou Jesus Christ birds car ils donnent l’impression de marcher sur l’eau lorsqu’ils vont de nénuphars en nénuphars, un milan des marais (nous a-t-il semblé), un lézard rayé qui n’a que des femelles parthénogénétiques (elles ne produisent que des femelles) et en plante marécageuse nous retiendrons le “moucou-moucou”. Petite balade sympa de 2 heures, la pause de midi a été perturbée par un autre animal……la blatte guyanaise…autant dire que nous avons filé manger notre sandwich ailleurs. Nous avons d’ailleurs vu des cochons, sauvages ou pas…mystère..
Au programme de notre journée ornithologique, nous avions aussi prévu l’observation des ibis rouges à l’embouchure du fleuve Sinnamary au coucher du soleil. Nous avons embarqué dans une pirogue avec 13 autres personnes dont notre guide Patrick, pour 3 heures de découverte du fleuve : hérons, aigrettes, garde-boeufs, des martin pêcheurs puis des singes, un paresseux, des palmiers de toutes sortes, des orchidées, des poissons gros-yeux….des mouettes… j’en passe et des meilleures et bien sur des Ibis rouges venus en plus petit nombre que prévus sur le dortoir de l’embouchure. Nous avons pu voir la progression de la mangrove sur la mer à une vitesse surprenante. Retour à l’embarcadère de nuit, avec des lucioles dans la forêt.
Après toutes ces émotions, une émotion supplémentaire nous attendait au restaurant : Michel Chevalet, qui était venu la veille pour le tir d’Ariane (”Alors Ariane 5, comment ça marche ?”), a mangé à la table derriere nous : même voix, même intonation mais parlant d’Acoupa et faisant des blagues.
Après cette journée bien remplie, notre petit lit dans la maison en bois en bordure de forêt nous attendait.