Par Vince |
Guyane Francaise |
14 mars 2009 |
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Enfin en vacances ! Certains diront que 30°C toute l’année c’est déjà les congés toute l’année. Certes, mais même sous les cocotiers il faut travailler. On a profité de la venue des parents d’Isa pour se faire un petit road trip vers l’Ouest guyanais. Six jours pour se changer les idées et voir du pays. Et pour se détendre les papilles avec des mets locaux : iguane (avec la peau), tatou (avec la carapace), pac, pakira, jamais-goutté, couac, wassaï, comou, kalisipo (les plus motivés chercheront par eux même…).
Afin que notre périple se passe au mieux, nous avons voulu assurer le coup en passant par l’agence VTO (Vince Tour Operator). 250-300km de route nous séparent de St Laurent du Maroni (distance variable en fonction du nombre de nids de poule à éviter). Notre première étape nous amène à Javouhey, village H’mong, petit frère de Cacao. En chemin, on s’arrête admirer les fresques de la petite église d’Iracoubo. Pas un cm2 n’a été épargné par le pinceau du bagnard qui a relooké dans le style naïf la maison du seigneur avec les couleurs de la République (pas rancunier !). Spectacle étonnant où on s’attend presque à ce que la peinture dégouline dans la chaleur de la nef (et non, pas de fraicheur dans les lieux saints guyanais).
Arrivés à Javouhey, on saute dans la piroque de Mr Ly, figure du tourisme local. Nous remontons la rivière Acarouany puis il nous fait débarquer pour découvrir les essences locales dans un bout de fôret primaire. On a droit au passage a une démo de pièges Hmongs élaborés avec des branches et des lianes, utilisés pour chasser du gibier et accessoirement pour embrocher quelques ennemis.
Certains de nos indicateurs nous ayant informé que les premières tortues de mer ont commencé à pondre sur les plages guyanaises, on décide de braver les nids de poule pour voir ce spectacle en nocturne à Awala-Yalimapo. Ce nom-qui-chante est le nom d’un village amérindien en bordure d’océan, premier lieu de ponte au monde des tortues luths, vertes et olivatres, et recordman guyanais en densité de moustiques. Coup de bol, on tombe sur une belle tortue verte d’un mètre de diamètre.
On rentre fatigués mais contents dans l’ancienne léproserie qui nous sert de gîte, non sans avoir esquivé de justesse un chien errant et un serpent sur la route. Et on croise les doigts : la durée d’incubation pour la lèpre est de 20 ans maximum …
quelle histoire!, les bras m’en tombent! lol